{"id":1044,"date":"2026-07-01T13:20:00","date_gmt":"2026-07-01T13:20:00","guid":{"rendered":"https:\/\/jogoo.africa\/?p=1044"},"modified":"2026-07-28T21:33:42","modified_gmt":"2026-07-28T21:33:42","slug":"mildiou-tomate-climat-tropical","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/mildiou-tomate-climat-tropical\/","title":{"rendered":"Mildiou de la tomate en climat tropical : reconna\u00eetre, pr\u00e9venir, traiter"},"content":{"rendered":"<p><!-- jogoo-author-box-v1 --><\/p>\n<div class=\"jogoo-author-box\" style=\"border:1px solid #d4e6d4;border-radius:10px;padding:18px 22px;margin:24px 0 32px 0;background:linear-gradient(to right,#f5faf5,#ffffff);font-size:14.5px;line-height:1.55;box-shadow:0 1px 3px rgba(44,122,44,0.06);font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont,'Segoe UI',Roboto,'Helvetica Neue',Arial, sans-serif;\">\n<div style=\"display:flex;align-items:center;gap:16px;flex-wrap:wrap;\">\n<div aria-hidden=\"true\" style=\"flex-shrink:0;width:56px;height:56px;background:linear-gradient(135deg,#2c7a2c 0%,#4a9d4a 100%);border-radius:50%;display:flex;align-items:center;justify-content:center;color:#ffffff;font-weight:700;font-size:20px;letter-spacing:1px;\">\u00c9J<\/div>\n<div style=\"flex:1;min-width:220px;\">\n<div style=\"color:#2c3e2c;font-size:15px;margin-bottom:3px;\">R\u00e9dig\u00e9 par <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/author\/jogoo-team\/\" style=\"color:#2c7a2c;font-weight:700;text-decoration:none;\">\u00c9quipe Jogoo Agriculture<\/a><\/div>\n<div style=\"color:#6a7a6a;font-size:13px;margin-bottom:8px;\">Publi\u00e9 : 1 juillet 2026<\/div>\n<div style=\"color:#2c3e2c;font-size:13px;padding-top:8px;border-top:1px solid #e2ede2;\">V\u00e9rifi\u00e9 et relu par <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/author\/royking-niba\/\" style=\"color:#2c7a2c;font-weight:600;text-decoration:none;\">Royking Niba<\/a>, <span style=\"color:#6a7a6a;\">Relecteur \u00e9ditorial, Jogoo Agriculture<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Le mildiou reste la maladie foliaire la plus redout\u00e9e du producteur de tomate. En Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale, l&rsquo;alternance saisons pluvieuses \/ saisons s\u00e8ches, la culture en hivernage et la conduite sous ombri\u00e8re ou tunnel cr\u00e9ent r\u00e9guli\u00e8rement des fen\u00eatres climatiques id\u00e9ales pour <em>Phytophthora infestans<\/em>. Une plantation contamin\u00e9e peut \u00eatre d\u00e9truite en <strong>sept \u00e0 dix jours<\/strong> si l&rsquo;on n&rsquo;intervient pas. Ce guide, r\u00e9dig\u00e9 pour les mara\u00eechers et exploitants professionnels, pr\u00e9cise ce qu&rsquo;il faut savoir pour poser le bon diagnostic, d\u00e9cider du bon traitement, et surtout \u00e9viter d&rsquo;en arriver l\u00e0.<\/p>\n<hr \/>\n<h2>Ce qu&rsquo;est r\u00e9ellement le mildiou (et ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas)<\/h2>\n<p>Contrairement \u00e0 une id\u00e9e re\u00e7ue, le mildiou n&rsquo;est pas un champignon au sens strict. <em>Phytophthora infestans<\/em> est un <strong>oomyc\u00e8te<\/strong>,un pseudo-champignon apparent\u00e9 aux algues brunes, appartenant \u00e0 l&rsquo;ordre des Peronosporales. Cette diff\u00e9rence n&rsquo;est pas acad\u00e9mique : elle explique pourquoi la plupart des fongicides \u00ab classiques \u00bb sont inefficaces contre lui, et pourquoi les strat\u00e9gies au <strong>cuivre<\/strong> et \u00e0 certaines mati\u00e8res actives sp\u00e9cifiques restent la r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Deux caract\u00e9ristiques biologiques dictent toute la lutte :<\/p>\n<ul>\n<li>Le pathog\u00e8ne est un <strong>biotrophe strict<\/strong> en d\u00e9but d&rsquo;infection : il ne peut vivre que sur tissu v\u00e9g\u00e9tal vivant (tomate, pomme de terre, morelle noire, aubergine). Il n&rsquo;y a pas de \u00ab spores dans la terre \u00bb qui contaminent la parcelle ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, sauf en pr\u00e9sence d&rsquo;oospores issues de reproduction sexu\u00e9e, encore rares en Afrique subsaharienne.<\/li>\n<li>Ses <strong>sporanges sont dispers\u00e9s par le vent et les \u00e9claboussures de pluie<\/strong>, sur plusieurs kilom\u00e8tres. Une parcelle trait\u00e9e peut \u00eatre recontamin\u00e9e depuis une parcelle voisine d\u00e8s la lev\u00e9e des ros\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Autrement dit : la lutte est <strong>collective et pr\u00e9ventive<\/strong>, pas curative et individuelle.<\/p>\n<h2>Les conditions climatiques qui d\u00e9clenchent l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie<\/h2>\n<p>Trois param\u00e8tres microclimatiques doivent \u00eatre surveill\u00e9s simultan\u00e9ment :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Temp\u00e9rature moyenne<\/strong> entre 15 et 26 \u00b0C. L&rsquo;optimum se situe autour de 22\u201324 \u00b0C. Au-del\u00e0 de 30 \u00b0C prolong\u00e9s, la maladie ralentit fortement.<\/li>\n<li><strong>Humidit\u00e9 relative sup\u00e9rieure \u00e0 90 %<\/strong> pendant au moins 10 \u00e0 12 heures cons\u00e9cutives, typiquement les nuits d&rsquo;harmattan sec suivies de ros\u00e9es denses, ou les p\u00e9riodes post-averses.<\/li>\n<li><strong>Humectation foliaire continue<\/strong> de plus de 6 heures. C&rsquo;est le facteur limitant : sans film d&rsquo;eau sur la feuille, la germination des sporanges est bloqu\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En Afrique centrale et de l&rsquo;Ouest, ces trois conditions sont r\u00e9unies presque quotidiennement pendant la petite et la grande saison des pluies, ainsi que sous les tunnels mal ventil\u00e9s du milieu de journ\u00e9e. <strong>La r\u00e8gle op\u00e9rationnelle<\/strong> : d\u00e8s qu&rsquo;une pluie de plus de 20 mm intervient pendant la floraison ou la nouaison, le risque est r\u00e9el dans les 4 \u00e0 7 jours qui suivent.<\/p>\n<h2>Sympt\u00f4mes : le diagnostic diff\u00e9rentiel qui compte<\/h2>\n<p>Trop de producteurs traitent un mildiou en pensant \u00e0 une alternariose (<em>Alternaria solani<\/em>) ou \u00e0 un fl\u00e9trissement bact\u00e9rien. Les trois maladies coexistent souvent en climat tropical, et les traitements ne sont pas interchangeables.<\/p>\n<p><strong>Le mildiou vrai<\/strong> pr\u00e9sente une signature reconnaissable :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur <strong>feuille<\/strong> : taches d&rsquo;abord vert-jaun\u00e2tre, translucides, gorg\u00e9es d&rsquo;eau, qui virent rapidement au brun-noir aux contours diffus. Au revers de la feuille, un <strong>feutrage blanc gris\u00e2tre<\/strong> appara\u00eet \u00e0 l&rsquo;aube, c&rsquo;est le myc\u00e9lium sporulant. Cette derni\u00e8re observation est diagnostique.<\/li>\n<li>Sur <strong>tige et p\u00e9tiole<\/strong> : chancres bruns allong\u00e9s, souvent aux n\u0153uds, qui ceinturent la tige et provoquent le dess\u00e8chement de la partie sup\u00e9rieure.<\/li>\n<li>Sur <strong>fruit<\/strong> : plages brunes irr\u00e9guli\u00e8res, dures, d&rsquo;aspect grumeleux ou marbr\u00e9, souvent situ\u00e9es sur les \u00e9paules (l\u00e0 o\u00f9 les spores retombent). Le fruit reste ferme jusqu&rsquo;\u00e0 surinfection bact\u00e9rienne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;<strong>alternariose<\/strong> donne au contraire des taches concentriques (\u00ab \u0153il de perdrix \u00bb) bien d\u00e9limit\u00e9es, plus fonc\u00e9es, sans feutrage blanc au revers. La <strong>pourriture apicale<\/strong> (blossom-end rot) donne une n\u00e9crose s\u00e8che \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 oppos\u00e9e au p\u00e9doncule et n&rsquo;est pas une maladie infectieuse mais un trouble physiologique li\u00e9 au calcium.<\/p>\n<h2>Pr\u00e9vention : neuf gestes qui font 80 % du travail<\/h2>\n<p>La lutte contre le mildiou se joue <strong>avant<\/strong> l&rsquo;apparition des premiers sympt\u00f4mes. Les mesures prophylactiques ci-dessous, correctement combin\u00e9es, r\u00e9duisent de 60 \u00e0 80 % la pression parasitaire dans nos syst\u00e8mes agro\u00e9cologiques.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Choisir un cultivar tol\u00e9rant<\/strong>. Les hybrides F1 modernes int\u00e8grent des g\u00e8nes de r\u00e9sistance issus des travaux de s\u00e9lection AVRDC \/ World Vegetable Center. Renseignez-vous aupr\u00e8s de votre fournisseur d&rsquo;intrants pour identifier les <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/plantation-tomate-guide-complet-2026\/\">vari\u00e9t\u00e9s adapt\u00e9es \u00e0 votre zone<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Espacer suffisamment les plants<\/strong>. En pleine terre, viser 60 \u00e0 80 cm entre plants et 100 \u00e0 120 cm entre lignes. Sous serre, ne jamais descendre en dessous de 2,5 plants\/m\u00b2. Un couvert dense = humidit\u00e9 pi\u00e9g\u00e9e = mildiou.<\/li>\n<li><strong>Palisser et effeuiller<\/strong>. Retirer syst\u00e9matiquement les feuilles basales jusqu&rsquo;au premier bouquet fructif\u00e8re, puis chaque semaine les feuilles s\u00e9nescentes. \u00c9liminer imm\u00e9diatement les r\u00e9sidus loin de la parcelle, jamais dans le compost.<\/li>\n<li><strong>Arroser au pied, jamais au feuillage<\/strong>, et de pr\u00e9f\u00e9rence le matin. L&rsquo;<a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/irrigation-et-pompage\/\">irrigation goutte \u00e0 goutte<\/a> est ici un investissement rentabilis\u00e9 en une seule saison de pression mildiou \u00e9vit\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Pailler le sol<\/strong>. Le paillis \u00e9vite les rebonds d&rsquo;\u00e9claboussures qui transportent les sporanges du sol vers les feuilles basses.<\/li>\n<li><strong>A\u00e9rer les serres et tunnels agressivement<\/strong>. Ouverture d\u00e8s le lever du soleil, ventilation forc\u00e9e si besoin. Sous <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/serres-agricoles\/\">serre agricole tropicale<\/a>, une ventilation transversale et fa\u00eeti\u00e8re bien dimensionn\u00e9e est la premi\u00e8re ligne de d\u00e9fense.<\/li>\n<li><strong>Rotation avec des non-solanac\u00e9es<\/strong> sur au moins 3 ans. \u00c9viter d&rsquo;encha\u00eener tomate \u2192 pomme de terre \u2192 aubergine sur la m\u00eame parcelle.<\/li>\n<li><strong>\u00c9liminer les h\u00f4tes secondaires<\/strong>. La morelle noire (<em>Solanum nigrum<\/em>) et les repousses spontan\u00e9es de pomme de terre sont des r\u00e9servoirs actifs \u00e0 surveiller.<\/li>\n<li><strong>Tenir un carnet de surveillance climatique<\/strong>. Noter la pluviom\u00e9trie, la temp\u00e9rature et l&rsquo;hygrom\u00e9trie du soir. Toute conjonction pluie + nuit \u00e0 HR &gt; 90 % d\u00e9clenche l&rsquo;alerte pour un traitement pr\u00e9ventif dans les 48 heures.<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Traitement chimique : cadre, doses et d\u00e9lais<\/h2>\n<p>En Afrique, la r\u00e9f\u00e9rence de terrain reste la <strong>bouillie bordelaise<\/strong> (sulfate de cuivre + chaux). Elle est <strong>strictement pr\u00e9ventive<\/strong>,elle emp\u00eache la germination des sporanges qui viennent se poser sur la feuille, mais ne d\u00e9truit pas un myc\u00e9lium d\u00e9j\u00e0 install\u00e9.<\/p>\n<h3>Bouillie bordelaise : le protocole<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Dose de pulv\u00e9risation<\/strong> : 10 \u00e0 20 g\/L d&rsquo;eau selon la pression parasitaire et la formulation du produit (toujours v\u00e9rifier la teneur en cuivre indiqu\u00e9e par le fabricant). D\u00e9marrer sur la dose basse ; la dose haute r\u00e9serv\u00e9e aux situations \u00e0 tr\u00e8s forte pression apr\u00e8s pluies r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Timing<\/strong> : premi\u00e8re application d\u00e8s que les plants atteignent 15\u201320 cm et que le premier bouquet floral se forme. Renouveler tous les 12\u201314 jours en conditions s\u00e8ches, ramener \u00e0 8\u201310 jours en conditions humides, et <strong>syst\u00e9matiquement dans les 48 heures suivant une pluie sup\u00e9rieure \u00e0 20 mm<\/strong> (le cuivre est lessiv\u00e9 par la pluie).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9lai avant r\u00e9colte (DAR)<\/strong> : respecter un DAR de <strong>14 \u00e0 21 jours<\/strong> selon le produit commercial utilis\u00e9. Ce d\u00e9lai est imp\u00e9ratif pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire du consommateur.<\/li>\n<li><strong>Nombre maximal d&rsquo;applications par cycle<\/strong> : ne pas d\u00e9passer 4 \u00e0 6 applications par saison. Le cuivre s&rsquo;accumule dans le sol et perturbe la vie microbienne \u00e0 long terme.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Alternatives et rotations<\/h3>\n<p>Alterner la bouillie bordelaise avec :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Bicarbonate de soude<\/strong> (5 \u00e0 8 g\/L) + huile v\u00e9g\u00e9tale mouillante (2 ml\/L). Utile en curatif l\u00e9ger sur foyer d\u00e9butant.<\/li>\n<li><strong>Purin de pr\u00eale<\/strong> ou d\u00e9coction (dilu\u00e9 \u00e0 5\u201310 %). Renforce la r\u00e9sistance des tissus.<\/li>\n<li><strong>Fongicides syst\u00e9miques<\/strong> (m\u00e9talaxyl-M + mancoz\u00e8be, par exemple) : r\u00e9serv\u00e9s aux exploitations professionnelles disposant d&rsquo;un conseil phytosanitaire. Respect strict des \u00e9tiquettes homologu\u00e9es par la direction en charge de l&rsquo;agriculture de votre pays, doses, et DAR (g\u00e9n\u00e9ralement 7 \u00e0 14 jours). Ne jamais appliquer en autotraitement.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>S\u00e9curit\u00e9 op\u00e9rateur<\/h3>\n<p>Le cuivre est class\u00e9 irritant. Toujours porter <strong>gants nitrile, lunettes de protection, masque anti-poussi\u00e8re<\/strong> et v\u00eatements couvrant bras et jambes. Rincer abondamment le mat\u00e9riel apr\u00e8s usage. Ne jamais traiter en pleine floraison sous risque d&rsquo;affecter la pollinisation, ni en plein soleil (risque de br\u00fblures foliaires cupriques).<\/p>\n<h2>Que faire face \u00e0 un foyer d\u00e9j\u00e0 d\u00e9clar\u00e9<\/h2>\n<p>Lorsque les premiers sympt\u00f4mes sont visibles, il est trop tard pour la seule pr\u00e9vention. La priorit\u00e9 devient de <strong>stopper la propagation<\/strong>, pas de sauver les feuilles atteintes :<\/p>\n<ol>\n<li>Supprimer et <strong>br\u00fbler imm\u00e9diatement<\/strong> toutes les parties malades. Jamais au compost, jamais laiss\u00e9es au sol.<\/li>\n<li>D\u00e9sinfecter le s\u00e9cateur \u00e0 l&rsquo;alcool \u00e0 70\u00b0 entre chaque plant.<\/li>\n<li>Appliquer un fongicide syst\u00e9mique curatif (sur conseil professionnel).<\/li>\n<li>Cesser toute irrigation par aspersion. Basculer sur goutte-\u00e0-goutte si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait.<\/li>\n<li>R\u00e9duire la densit\u00e9 en supprimant les gourmands et les feuilles inf\u00e9rieures.<\/li>\n<li>Renforcer la ventilation.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Si plus de 30 % du feuillage est touch\u00e9 et que la parcelle n&rsquo;est pas isol\u00e9e, il peut \u00eatre plus rentable de r\u00e9colter pr\u00e9cocement ce qui peut l&rsquo;\u00eatre et de retourner la parcelle plut\u00f4t que de multiplier les traitements co\u00fbteux et incertains.<\/p>\n<h2>Le mot de la fin : construire un syst\u00e8me, pas courir apr\u00e8s un traitement<\/h2>\n<p>La strat\u00e9gie gagnante contre le mildiou en climat tropical n&rsquo;est jamais chimique, elle est <strong>agronomique et climatique<\/strong>. Un producteur qui a bien choisi son cultivar, bien positionn\u00e9 sa culture dans le calendrier saisonnier, correctement dimensionn\u00e9 son irrigation et sa protection sous abri, et qui suit les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques quotidiennement, ne pulv\u00e9risera que 2 \u00e0 3 fois par saison en pr\u00e9ventif, au lieu des 8 \u00e0 12 applications curatives que l&rsquo;on voit malheureusement encore trop souvent.<\/p>\n<p>C&rsquo;est exactement ce type de conception int\u00e9gr\u00e9e que nos \u00e9quipes proposent aux producteurs et porteurs de projets \u00e0 travers nos services de <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/conseil-et-ingenierie-agricole\/\">conseil et ing\u00e9nierie agricole<\/a> et notre gamme d&rsquo;<a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/en\/protection-des-cultures\/\">intrants et solutions de protection des cultures<\/a>.<\/p>\n<hr \/>\n<h2>Sources et r\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Katsu, A. R., <em>et al.<\/em> (2025). Pathogenicity and virulence of Phytophthora infestans: The ever-evolving threat to food security. Virulence, 16(1).<\/li>\n<li>FAO. Late blight (Phytophthora infestans) on tomato in the tropics.<\/li>\n<li>UC IPM. Late Blight \/ Tomato, Pest Management Guidelines.<\/li>\n<li>Adhikari, P. et al. (2020). Multiple Foliar Fungal Disease Management in Tomatoes.<\/li>\n<li>MDPI (2026). Climate-Driven Pest and Disease Dynamics in Greenhouse Vegetables: A Review. Horticulturae 12(4):415.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Article r\u00e9dig\u00e9 par l&rsquo;\u00e9quipe agronomique de Jogoo Agriculture. Les recommandations phytosanitaires doivent \u00eatre adapt\u00e9es aux produits homologu\u00e9s dans votre pays.<\/em><\/p>\n<h2 id=\"faq\">Questions fr\u00e9quentes<\/h2>\n<h3>Comment reconna\u00eetre le mildiou de la tomate ?<\/h3>\n<p>Le mildiou de la tomate se reconna\u00eet \u00e0 des taches vert-jaun\u00e2tre translucides et gorg\u00e9es d&rsquo;eau sur les feuilles, qui virent rapidement au brun-noir aux contours diffus. Un feutrage blanc gris\u00e2tre appara\u00eet au revers de la feuille \u00e0 l&rsquo;aube, c&rsquo;est le myc\u00e9lium sporulant, un signe diagnostique. Sur fruit, on observe des plages brunes irr\u00e9guli\u00e8res, dures et grumeleuses, g\u00e9n\u00e9ralement sur les \u00e9paules.<\/p>\n<h3>Comment traiter le mildiou de la tomate naturellement ?<\/h3>\n<p>Le traitement naturel du mildiou repose sur la bouillie bordelaise (pr\u00e9ventive uniquement), le bicarbonate de soude \u00e0 5-8 g\/L avec une huile v\u00e9g\u00e9tale mouillante, et le purin de pr\u00eale dilu\u00e9 \u00e0 5-10 %. Il est essentiel de supprimer et br\u00fbler imm\u00e9diatement toutes les parties atteintes, d&rsquo;a\u00e9rer la culture et de basculer sur une irrigation au pied.<\/p>\n<h3>Quel est le dosage de la bouillie bordelaise sur tomate ?<\/h3>\n<p>La bouillie bordelaise s&rsquo;applique sur tomate \u00e0 10-20 g par litre d&rsquo;eau selon la pression parasitaire et la formulation. On d\u00e9marre \u00e0 la dose basse d\u00e8s que les plants atteignent 15-20 cm, avec renouvellement tous les 12-14 jours en conditions s\u00e8ches, ramen\u00e9 \u00e0 8-10 jours en conditions humides et syst\u00e9matiquement dans les 48 h apr\u00e8s une pluie de plus de 20 mm. Ne pas d\u00e9passer 4 \u00e0 6 applications par saison.<\/p>\n<h3>Combien de temps entre traitement \u00e0 la bouillie bordelaise et r\u00e9colte ?<\/h3>\n<p>Le d\u00e9lai avant r\u00e9colte apr\u00e8s un traitement \u00e0 la bouillie bordelaise sur tomate est de 14 \u00e0 21 jours selon le produit commercial utilis\u00e9. Ce d\u00e9lai est imp\u00e9ratif pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire du consommateur.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9J R\u00e9dig\u00e9 par \u00c9quipe Jogoo Agriculture Publi\u00e9 : 1 juillet 2026 V\u00e9rifi\u00e9 et relu par Royking Niba, Relecteur \u00e9ditorial, Jogoo Agriculture Le mildiou reste la maladie foliaire la plus redout\u00e9e du producteur de tomate. En Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale, l&rsquo;alternance saisons pluvieuses \/ saisons s\u00e8ches, la culture en hivernage et la conduite sous ombri\u00e8re [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":1141,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[28,23],"tags":[],"class_list":["post-1044","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-protection-cultures","category-maraichage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1044"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1141"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1044"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1044"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1044"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}