{"id":993,"date":"2026-06-18T11:40:00","date_gmt":"2026-06-18T11:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/jogoo.africa\/?p=993"},"modified":"2026-08-07T11:59:17","modified_gmt":"2026-08-07T11:59:17","slug":"agriculture-en-cote-d-ivoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jogoo.africa\/en\/agriculture-en-cote-d-ivoire\/","title":{"rendered":"Agriculture en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire : cacao, anacarde et vivri\u00e8res en 2026"},"content":{"rendered":"<p><!-- jogoo-author-box-v1 --><\/p>\n<div class=\"jogoo-author-box\" style=\"border:1px solid #d4e6d4;border-radius:10px;padding:18px 22px;margin:24px 0 32px 0;background:linear-gradient(to right,#f5faf5,#ffffff);font-size:14.5px;line-height:1.55;box-shadow:0 1px 3px rgba(44,122,44,0.06);font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont,'Segoe UI',Roboto,'Helvetica Neue',Arial, sans-serif;\">\n<div style=\"display:flex;align-items:center;gap:16px;flex-wrap:wrap;\">\n<div aria-hidden=\"true\" style=\"flex-shrink:0;width:56px;height:56px;background:linear-gradient(135deg,#2c7a2c 0%,#4a9d4a 100%);border-radius:50%;display:flex;align-items:center;justify-content:center;color:#ffffff;font-weight:700;font-size:20px;letter-spacing:1px;\">\u00c9J<\/div>\n<div style=\"flex:1;min-width:220px;\">\n<div style=\"color:#2c3e2c;font-size:15px;margin-bottom:3px;\">R\u00e9dig\u00e9 par <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/author\/jogoo-team\/\" style=\"color:#2c7a2c;font-weight:700;text-decoration:none;\">\u00c9quipe Jogoo Agriculture<\/a><\/div>\n<div style=\"color:#6a7a6a;font-size:13px;margin-bottom:8px;\">Publi\u00e9 : 18 juin 2026<\/div>\n<div style=\"color:#2c3e2c;font-size:13px;padding-top:8px;border-top:1px solid #e2ede2;\">V\u00e9rifi\u00e9 et relu par <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/author\/royking-niba\/\" style=\"color:#2c7a2c;font-weight:600;text-decoration:none;\">Royking Niba<\/a>, <span style=\"color:#6a7a6a;\">Relecteur \u00e9ditorial, Jogoo Agriculture<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2>Agriculture en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire : cacao, anacarde et vivri\u00e8res en 2026<\/h2>\n<p>L&rsquo;agriculture reste le c\u0153ur battant de l&rsquo;\u00e9conomie ivoirienne. Elle p\u00e8se <strong>14,8 % du PIB en 2024<\/strong>, emploie <strong>46 % de la main-d&rsquo;\u0153uvre<\/strong> et repr\u00e9sente <strong>51,5 % des exportations<\/strong> du pays en 2025 selon la <a href=\"https:\/\/www.tresor.economie.gouv.fr\/Articles\/2025\/06\/01\/cote-d-ivoire-agriculture-et-politique-agricole\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Direction g\u00e9n\u00e9rale du Tr\u00e9sor fran\u00e7ais<\/a>. Premier producteur mondial de <strong>cacao<\/strong> (39 % de part de march\u00e9 en 2024) et de <strong>noix de cajou<\/strong> (~40 % de la production mondiale), la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire est aussi le troisi\u00e8me producteur mondial de <strong>caoutchouc naturel<\/strong>. Cet article dresse un \u00e9tat des lieux complet des fili\u00e8res, des d\u00e9fis et des perspectives du secteur en 2026.<\/p>\n<h2>Un secteur agricole moteur de l&rsquo;\u00e9conomie ivoirienne<\/h2>\n<p>Depuis 2012, l&rsquo;\u00e9conomie ivoirienne suit une trajectoire de croissance soutenue, avec l&rsquo;agriculture comme socle. En 2024, le secteur primaire, domin\u00e9 par l&rsquo;agriculture, repr\u00e9sentait 14,8 % du PIB, contre 23,7 % pour le secondaire et 61,6 % pour les services. Les prix mondiaux des mati\u00e8res premi\u00e8res ont fortement soutenu le secteur en 2024 : <strong>cacao +145 %, caf\u00e9 +63 %, noix de cajou +17,3 %, or +31 %<\/strong>, contribuant \u00e0 r\u00e9duire le d\u00e9ficit du compte courant de 8,2 % \u00e0 4,2 % du PIB (<a href=\"https:\/\/www.tresor.economie.gouv.fr\/Articles\/2025\/06\/01\/cote-d-ivoire-agriculture-et-politique-agricole\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">DG Tr\u00e9sor, 2025<\/a>).<\/p>\n<p>Le secteur agricole reste toutefois un secteur \u00e0 deux vitesses. Les <strong>cultures d&rsquo;exportation<\/strong> (cacao, caf\u00e9, anacarde, h\u00e9v\u00e9a, palmier \u00e0 huile, banane) sont bien structur\u00e9es et g\u00e9n\u00e8rent l&rsquo;essentiel des recettes. Les <strong>cultures vivri\u00e8res<\/strong> (riz, manioc, igname, banane plantain, mara\u00eechage) restent moins organis\u00e9es et n&rsquo;assurent pas encore l&rsquo;autosuffisance alimentaire, un objectif vis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;horizon 2030.<\/p>\n<h2>Un potentiel agro\u00e9cologique exceptionnel<\/h2>\n<p>La C\u00f4te d&rsquo;Ivoire dispose de <strong>24 millions d&rsquo;hectares de terres arables<\/strong> et d&rsquo;un climat qui couvre trois grandes zones agro\u00e9cologiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Zone foresti\u00e8re du Sud<\/strong> (Sud, Sud-Ouest, Est) : cacao, caf\u00e9, h\u00e9v\u00e9a, palmier \u00e0 huile, banane. Deux saisons de pluies.<\/li>\n<li><strong>Zone de transition (savane humide)<\/strong> au Centre : anacarde, coton, ma\u00efs, igname, manioc, riz pluvial.<\/li>\n<li><strong>Zone soudanaise du Nord<\/strong> : anacarde, coton, mil, sorgho, \u00e9levage.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette diversit\u00e9 permet \u00e0 la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire de figurer parmi les <strong>trois premiers producteurs africains<\/strong> de banane, d&rsquo;h\u00e9v\u00e9a et de palmier \u00e0 huile, en plus de son leadership sur cacao et anacarde.<\/p>\n<h2>Les grandes fili\u00e8res d&rsquo;exportation<\/h2>\n<h3>Le cacao : moteur historique, pilier fragile<\/h3>\n<p>Le cacao est l&rsquo;or brun de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. Avec une <strong>production annuelle d&rsquo;environ 2 millions de tonnes<\/strong>, le pays fournit <strong>39 \u00e0 45 %<\/strong> de la production mondiale selon les campagnes. Le bin\u00f4me caf\u00e9\u2013cacao g\u00e9n\u00e8re \u00e0 lui seul <strong>40 % des recettes d&rsquo;exportation<\/strong> et fait vivre plus de <strong>6 millions d&rsquo;Ivoiriens<\/strong>, \u00e0 travers <strong>environ 600 000 exploitations<\/strong> (Tr\u00e9sor, Wikipedia, <a href=\"https:\/\/www.business-humanrights.org\/fr\/derni%C3%A8res-actualit%C3%A9s\/c%C3%B4te-divoire-malgr%C3%A9-la-forte-contribution-du-cacao-au-pib-les-planteurs-vivent-dans-la-pr%C3%A9carit%C3%A9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Business &amp; Human Rights Centre<\/a>).<\/p>\n<p>La fili\u00e8re conna\u00eet une phase critique. Apr\u00e8s une chute d&rsquo;environ <strong>25 % en 2023\u20132024<\/strong>, puis <strong>-9,5 %<\/strong> en 2024\u20132025 sous l&rsquo;effet de conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u00e9favorables et de maladies (notamment le swollen shoot virus et la pourriture brune), la production devrait rebondir \u00e0 <strong>1,7 million de tonnes en 2025\u20132026<\/strong> (+5,3 % selon <a href=\"https:\/\/www.coface.com\/news-economy-and-insights\/business-risk-dashboard\/country-risk-files\/cote-d-ivoire\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Coface<\/a>). Les prix mondiaux exceptionnellement \u00e9lev\u00e9s en 2024\u20132025 n&rsquo;ont pas n\u00e9cessairement profit\u00e9 aux producteurs : <strong>60 % des cacaoculteurs vivent en dessous du seuil de pauvret\u00e9 national<\/strong>, et les planteurs ne capturent qu&rsquo;une faible part de la valeur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la fili\u00e8re (<a href=\"https:\/\/openknowledge.fao.org\/server\/api\/core\/bitstreams\/980ea3ef-4f56-445d-b90a-4d6dfb6efdb2\/content\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">FAO, analyse prospective<\/a>).<\/p>\n<h3>L&rsquo;anacarde : la nouvelle r\u00e9f\u00e9rence mondiale<\/h3>\n<p>La C\u00f4te d&rsquo;Ivoire est devenue <strong>le premier producteur mondial de noix de cajou<\/strong> avec environ <strong>1 million de tonnes en 2024<\/strong>, soit pr\u00e8s de <strong>40 % de la production mondiale<\/strong>. Cultiv\u00e9e principalement dans le Nord (savanes), la fili\u00e8re a connu une croissance rapide ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es. Le principal enjeu reste aujourd&rsquo;hui la <strong>transformation locale<\/strong> : jusqu&rsquo;\u00e0 r\u00e9cemment, l&rsquo;essentiel de la production \u00e9tait export\u00e9e en noix brute vers l&rsquo;Asie pour transformation, laissant peu de valeur ajout\u00e9e au pays. Les investissements r\u00e9cents visent \u00e0 faire passer le taux de transformation locale au-dessus de 50 %.<\/p>\n<h3>H\u00e9v\u00e9a, palmier \u00e0 huile et banane<\/h3>\n<p>Le pays est <strong>troisi\u00e8me producteur mondial de caoutchouc naturel<\/strong> et l&rsquo;un des trois premiers producteurs africains d&rsquo;<strong>huile de palme<\/strong> et de <strong>banane<\/strong>. Ces fili\u00e8res sont domin\u00e9es par des acteurs industriels int\u00e9gr\u00e9s (SIFCA, PALMCI, SIPH), avec une couronne de planteurs villageois. Le climat forestier du Sud et du Sud-Ouest offre des conditions id\u00e9ales pour ces cultures p\u00e9rennes.<\/p>\n<h3>Caf\u00e9<\/h3>\n<p>La fili\u00e8re caf\u00e9, autrefois florissante, a fortement recul\u00e9. La C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, historiquement grand producteur mondial de robusta, ne figure plus dans le top 5. La relance de la fili\u00e8re s&rsquo;appuie sur le renouvellement des vergers, la certification qualit\u00e9 et la commercialisation en grains s\u00e9lectionn\u00e9s.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-large aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/jogoo.africa\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Feves-de-cacao-sechees.webp\" alt=\"F\u00e8ves de cacao s\u00e9ch\u00e9es pr\u00eates \u00e0 l'exportation, fili\u00e8re g\u00e9n\u00e9ratrice de 40 % des recettes d'exportation ivoiriennes\" width=\"1600\" height=\"1200\" loading=\"lazy\" \/><figcaption>Le bin\u00f4me caf\u00e9\u2013cacao g\u00e9n\u00e8re 40 % des recettes d&rsquo;exportation ivoiriennes et fait vivre plus de 6 millions de personnes.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Les cultures vivri\u00e8res et l&rsquo;objectif d&rsquo;autosuffisance 2030<\/h2>\n<p>Le second grand chantier de l&rsquo;agriculture ivoirienne est la s\u00e9curisation de l&rsquo;alimentation nationale. Le pays reste largement d\u00e9pendant des importations de <strong>c\u00e9r\u00e9ales et de poissons<\/strong>, qui p\u00e8sent lourd sur la facture d&rsquo;importation et exposent les m\u00e9nages urbains aux chocs des prix mondiaux (DG Tr\u00e9sor, 2025).<\/p>\n<p>Les principales cultures vivri\u00e8res sont :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Riz<\/strong> : consommation en forte croissance, mais production nationale insuffisante. Le d\u00e9veloppement de la riziculture irrigu\u00e9e est un axe strat\u00e9gique.<\/li>\n<li><strong>Manioc<\/strong> : culture de base majeure dans le Sud et le Centre, avec des produits transform\u00e9s embl\u00e9matiques (atti\u00e9k\u00e9, gari).<\/li>\n<li><strong>Igname<\/strong> : culture traditionnelle importante dans le Centre et le Nord.<\/li>\n<li><strong>Banane plantain<\/strong> : consomm\u00e9e fra\u00eeche ou transform\u00e9e (alloco, foutou), pivot alimentaire du Sud.<\/li>\n<li><strong>Ma\u00efs<\/strong> : production en progression, notamment dans le Centre et le Nord.<\/li>\n<li><strong>Mara\u00eechage<\/strong> : tomate, piment, oignon, gombo, fili\u00e8re peu organis\u00e9e mais \u00e0 fort potentiel autour des grandes villes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Programme National d&rsquo;Investissement Agricole (PNIA) et les politiques de souverainet\u00e9 alimentaire visent \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux importations et \u00e0 atteindre l&rsquo;autosuffisance sur les c\u00e9r\u00e9ales de base d&rsquo;ici 2030.<\/p>\n<h2>Les d\u00e9fis structurels<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 ses performances, le secteur agricole ivoirien fait face \u00e0 cinq d\u00e9fis majeurs.<\/p>\n<p><strong>1. Pauvret\u00e9 rurale et faible captation de valeur.<\/strong> Le taux de pauvret\u00e9 rural atteint <strong>54,4 % contre 37,5 % au niveau national<\/strong> (DG Tr\u00e9sor). Dans la fili\u00e8re cacao, 60 % des agriculteurs sont sous le seuil de pauvret\u00e9, alors que la fili\u00e8re g\u00e9n\u00e8re l&rsquo;essentiel des recettes d&rsquo;exportation.<\/p>\n<p><strong>2. D\u00e9forestation.<\/strong> La production de cacao est l&rsquo;une des principales causes de la d\u00e9forestation en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. Le r\u00e8glement europ\u00e9en sur les produits sans d\u00e9forestation (EUDR) va imposer des exigences de tra\u00e7abilit\u00e9 fortes sur les exportateurs \u00e0 partir de 2026, avec un impact majeur pour les acteurs de la fili\u00e8re cacao et h\u00e9v\u00e9a.<\/p>\n<p><strong>3. Vieillissement des vergers et pression parasitaire.<\/strong> Cacaoy\u00e8res et caf\u00e9i\u00e8res pr\u00e9sentent un \u00e2ge moyen \u00e9lev\u00e9. Le swollen shoot virus du cacaoyer, la pourriture brune et la mineuse ont significativement affect\u00e9 les rendements en 2023\u20132025.<\/p>\n<p><strong>4. Vuln\u00e9rabilit\u00e9 climatique.<\/strong> Modification des cycles de pluies dans les zones foresti\u00e8res, allongement des saisons s\u00e8ches dans le Nord, \u00e9pisodes extr\u00eames : la stabilit\u00e9 climatique historique de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire est en train d&rsquo;\u00e9voluer, ce qui impose une nouvelle donne agronomique.<\/p>\n<p><strong>5. D\u00e9pendance aux importations alimentaires.<\/strong> L&rsquo;importation de riz, bl\u00e9, produits laitiers et de la p\u00eache p\u00e8se sur la balance des paiements et sur le pouvoir d&rsquo;achat des m\u00e9nages urbains.<\/p>\n<h2>Politiques et modernisation en cours<\/h2>\n<p>Les priorit\u00e9s affich\u00e9es par le <a href=\"https:\/\/web.agriculture.gouv.ci\/mot-du-ministre\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Minist\u00e8re d&rsquo;\u00c9tat, Minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture, du D\u00e9veloppement Rural et des Productions Vivri\u00e8res<\/a> s&rsquo;articulent autour de plusieurs axes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Modernisation et professionnalisation<\/strong> des fili\u00e8res d&rsquo;exportation (tra\u00e7abilit\u00e9 cacao, transformation locale anacarde, replantation caf\u00e9i\u00e8re).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9veloppement des fili\u00e8res vivri\u00e8res<\/strong> (riz, manioc, mara\u00eechage) pour tendre vers l&rsquo;autosuffisance en 2030.<\/li>\n<li><strong>Renforcement de l&rsquo;agriculture durable<\/strong>, avec le soutien de l&rsquo;AFD, de la Banque mondiale et de partenaires techniques.<\/li>\n<li><strong>Diversification et industrialisation locale<\/strong>, avec l&rsquo;objectif de transformer une part croissante des mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles avant exportation. Les fili\u00e8res \u00e9mergentes comme la <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/culture-du-gingembre-cote-divoire-afrique-guide\/\">culture du gingembre en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/a> illustrent cette strat\u00e9gie, tandis que la <a href=\"https:\/\/jogoo.africa\/culture-cacao-cameroun-2026\/\">culture du cacao<\/a> reste le socle historique de la sous-r\u00e9gion.<\/li>\n<li><strong>Adaptation au changement climatique<\/strong> : irrigation, vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes, agroforesterie cacao-for\u00eat.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Salon International de l&rsquo;Agriculture et des Ressources Animales (SARA) \u00e0 Abidjan est devenu la vitrine r\u00e9gionale de ces ambitions.<\/p>\n<h2>O\u00f9 investir pour am\u00e9liorer les performances agricoles<\/h2>\n<p>Trois leviers ont un impact particuli\u00e8rement fort dans le contexte ivoirien.<\/p>\n<p><strong>Ma\u00eetrise de l&rsquo;eau et irrigation.<\/strong> Les \u00e9volutions climatiques rendent la ma\u00eetrise de l&rsquo;eau incontournable, y compris dans les zones historiquement bien arros\u00e9es du Sud. Le <a href=\"\/systeme-dirrigation-goutte-a-goutte-couts-installation-et-meilleures-cultures-pour-les-fermes-africaines\/\">syst\u00e8me d&rsquo;irrigation goutte \u00e0 goutte<\/a> est particuli\u00e8rement adapt\u00e9 au mara\u00eechage, \u00e0 l&rsquo;horticulture, \u00e0 l&rsquo;ananas et \u00e0 certaines plantations p\u00e9rennes. Les <a href=\"\/irrigation-et-pompage\/\">solutions d&rsquo;irrigation et de pompage<\/a> s\u00e9curisent les rendements et permettent la contre-saison, notamment sur le mara\u00eechage p\u00e9ri-urbain.<\/p>\n<p><strong>Cultures sous abri.<\/strong> Le mara\u00eechage sous <a href=\"\/serres-agricoles\/\">serre agricole<\/a> permet de s\u00e9curiser la production de tomate, poivron, concombre et fraise sur les march\u00e9s urbains d&rsquo;Abidjan, Bouak\u00e9 et San Pedro, avec des rendements plusieurs fois sup\u00e9rieurs au plein champ.<\/p>\n<p><strong>Nutrition v\u00e9g\u00e9tale et protection des cultures.<\/strong> Un plan de <a href=\"\/fertilisation-et-nutrition-vegetale\/\">fertilisation raisonn\u00e9e<\/a> adapt\u00e9 au type de sol et une <a href=\"\/protection-des-cultures\/\">protection int\u00e9gr\u00e9e<\/a> (vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes, biocontr\u00f4le, traitements cibl\u00e9s au bon stade) sont les deux leviers les plus rentables pour combler l&rsquo;\u00e9cart de rendement sur cacao, riz, ma\u00efs et cultures mara\u00eech\u00e8res. Sur cacao, la lutte contre le swollen shoot et la pourriture brune passe par un plan de gestion int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 parcelle, r\u00e9guli\u00e8rement mis \u00e0 jour.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-large aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/jogoo.africa\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Irrigation-goutte-a-goutte-sur-cultures-maraicheres.webp\" alt=\"Plants mara\u00eechers sous irrigation par goutte-\u00e0-goutte, solution adapt\u00e9e \u00e0 l'horticulture ivoirienne et \u00e0 l'ananas\" width=\"1600\" height=\"1069\" loading=\"lazy\" \/><figcaption>L&rsquo;irrigation goutte \u00e0 goutte r\u00e9duit la consommation d&rsquo;eau de 30 \u00e0 50 % tout en am\u00e9liorant la pr\u00e9cision de la fertilisation.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Perspectives 2026 et au-del\u00e0<\/h2>\n<p>La croissance ivoirienne devrait rester soutenue en 2026, port\u00e9e notamment par la reprise attendue de la production de cacao (+5,3 %), la poursuite de la mont\u00e9e en puissance de l&rsquo;anacarde, et la strat\u00e9gie de transformation locale. Le d\u00e9ficit du compte courant devrait continuer \u00e0 se r\u00e9duire, autour de <strong>3 % du PIB \u00e0 moyen terme<\/strong> (Tr\u00e9sor).<\/p>\n<p>Pour les porteurs de projets, investisseurs, coop\u00e9ratives, exploitations familiales structur\u00e9es, s&rsquo;adosser \u00e0 un op\u00e9rateur capable de fournir des <a href=\"\/projets-agricoles-cle-en-main\/\">projets agricoles cl\u00e9 en main<\/a> et un <a href=\"\/conseil-et-ingenierie-agricole\/\">conseil et ing\u00e9nierie agricole<\/a> rigoureux est le meilleur moyen de transformer le potentiel du territoire en rentabilit\u00e9 durable.<\/p>\n<p><em>Pour un panorama comparatif r\u00e9gional, voir notre article <a href=\"\/agriculture-cameroun-senegal-cote-d-ivoire\/\">Agriculture au Cameroun, au S\u00e9n\u00e9gal et en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/a>.<\/em><\/p>\n<h2>FAQ<\/h2>\n<h3>Quels sont les avantages de l&rsquo;agriculture en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire ?<\/h3>\n<p>La C\u00f4te d&rsquo;Ivoire cumule plusieurs atouts : <strong>24 millions d&rsquo;hectares de terres arables<\/strong>, <strong>trois zones agro\u00e9cologiques compl\u00e9mentaires<\/strong> (foresti\u00e8re, transition, soudanaise), le <strong>leadership mondial<\/strong> sur cacao et anacarde, une <strong>position g\u00e9ographique strat\u00e9gique<\/strong> pour l&rsquo;exportation (ports d&rsquo;Abidjan et de San Pedro), une <strong>\u00e9conomie diversifi\u00e9e<\/strong> en forte croissance et une <strong>volont\u00e9 politique<\/strong> claire de d\u00e9velopper les fili\u00e8res agricoles.<\/p>\n<h3>Quels sont les probl\u00e8mes de l&rsquo;agriculture en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire ?<\/h3>\n<p>Cinq probl\u00e8mes majeurs : la <strong>pauvret\u00e9 rurale<\/strong> (54,4 % contre 37,5 % au niveau national), la <strong>d\u00e9forestation<\/strong> li\u00e9e notamment \u00e0 la culture du cacao, le <strong>vieillissement des vergers<\/strong> et la <strong>pression parasitaire<\/strong> (swollen shoot, pourriture brune), la <strong>vuln\u00e9rabilit\u00e9 climatique<\/strong> croissante, et la <strong>d\u00e9pendance aux importations alimentaires<\/strong> (riz, bl\u00e9, produits laitiers).<\/p>\n<h3>Quelles sont les cultures d&rsquo;exportation en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire ?<\/h3>\n<p>Les principales cultures d&rsquo;exportation sont le <strong>cacao<\/strong> (1er producteur mondial, ~2 Mt\/an), la <strong>noix de cajou<\/strong> (1er producteur mondial, ~1 Mt\/an), le <strong>caoutchouc naturel<\/strong> (3e producteur mondial), l&rsquo;<strong>huile de palme<\/strong>, la <strong>banane<\/strong>, le <strong>caf\u00e9<\/strong> et l&rsquo;<strong>ananas<\/strong>. Ces cultures repr\u00e9sentent plus de 50 % des exportations totales du pays.<\/p>\n<h3>Quelles sont les solutions de l&rsquo;agriculture ivoirienne ?<\/h3>\n<p>Les solutions actionnables aujourd&rsquo;hui : <strong>tra\u00e7abilit\u00e9 et durabilit\u00e9<\/strong> des fili\u00e8res cacao et h\u00e9v\u00e9a (r\u00e8glement EUDR), <strong>transformation locale<\/strong> de l&rsquo;anacarde et du cacao, <strong>modernisation de la riziculture irrigu\u00e9e<\/strong>, <strong>ma\u00eetrise de l&rsquo;eau<\/strong> (irrigation goutte \u00e0 goutte), <strong>fertilisation raisonn\u00e9e<\/strong> et <strong>protection int\u00e9gr\u00e9e<\/strong>, <strong>serres agricoles<\/strong> pour le mara\u00eechage p\u00e9ri-urbain, <strong>replantation cacaoy\u00e8re<\/strong> avec vari\u00e9t\u00e9s tol\u00e9rantes, et <strong>agroforesterie cacao-for\u00eat<\/strong> pour concilier production et pr\u00e9servation.<\/p>\n<h3>Quel est le poids de l&rsquo;agriculture dans l&rsquo;\u00e9conomie ivoirienne ?<\/h3>\n<p>L&rsquo;agriculture repr\u00e9sente environ <strong>14,8 % du PIB en 2024<\/strong>, emploie <strong>46 % de la main-d&rsquo;\u0153uvre<\/strong> et fournit <strong>51,5 % des exportations<\/strong> du pays. Le bin\u00f4me caf\u00e9-cacao \u00e0 lui seul g\u00e9n\u00e8re 40 % des recettes d&rsquo;exportation et fait vivre plus de 6 millions d&rsquo;Ivoiriens.<\/p>\n<h3>Quel est l&rsquo;objectif d&rsquo;autosuffisance alimentaire de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire ?<\/h3>\n<p>La strat\u00e9gie nationale vise l&rsquo;<strong>autosuffisance alimentaire d&rsquo;ici 2030<\/strong>, principalement sur le <strong>riz<\/strong>, le <strong>manioc<\/strong>, les <strong>produits mara\u00eechers<\/strong> et le ma\u00efs. Le Programme National d&rsquo;Investissement Agricole (PNIA) mobilise les investissements publics et priv\u00e9s pour atteindre cet objectif.<\/p>\n<h2>Sources<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tresor.economie.gouv.fr\/Articles\/2025\/06\/01\/cote-d-ivoire-agriculture-et-politique-agricole\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">DG Tr\u00e9sor (France), <em>C\u00f4te d&rsquo;Ivoire : Agriculture et politique agricole<\/em>, juin 2025<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tresor.economie.gouv.fr\/Pays\/CI\/situation-economique-et-financiere\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">DG Tr\u00e9sor (France), <em>C\u00f4te d&rsquo;Ivoire : Situation \u00e9conomique et financi\u00e8re<\/em>, 2025<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.coface.com\/news-economy-and-insights\/business-risk-dashboard\/country-risk-files\/cote-d-ivoire\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Coface, <em>C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, Country File 2025<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/web.agriculture.gouv.ci\/mot-du-ministre\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Minist\u00e8re d&rsquo;\u00c9tat, Minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture, du D\u00e9veloppement Rural et des Productions Vivri\u00e8res (C\u00f4te d&rsquo;Ivoire)<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/openknowledge.fao.org\/server\/api\/core\/bitstreams\/980ea3ef-4f56-445d-b90a-4d6dfb6efdb2\/content\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">FAO, <em>Analyse prospective de la fili\u00e8re cacao en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.business-humanrights.org\/fr\/derni%C3%A8res-actualit%C3%A9s\/c%C3%B4te-divoire-malgr%C3%A9-la-forte-contribution-du-cacao-au-pib-les-planteurs-vivent-dans-la-pr%C3%A9carit%C3%A9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Business and Human Rights Centre, <em>Pr\u00e9carit\u00e9 des planteurs<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.teamfrance-export.fr\/fiche-marche\/equipements-et-solutions-pour-l-agriculture-et-l-agroalimentaire\/solutions-pour-les-cultures-vegetales\/CI\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Business France \/ Team France Export, <em>Solutions pour les cultures v\u00e9g\u00e9tales en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/em>, 2024<\/a>.<\/li>\n<li>Wikipedia, <em>\u00c9conomie de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/em>, 2026.<\/li>\n<li>Programme National d&rsquo;Investissement Agricole (PNIA), Minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture.<\/li>\n<\/ul>\n<p><script type=\"application\/ld+json\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@type\":\"FAQPage\",\"mainEntity\":[{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Quels sont les avantages de l'agriculture en C\u00f4te d'Ivoire ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"La C\u00f4te d'Ivoire cumule plusieurs atouts : 24 millions d'hectares de terres arables, trois zones agro\u00e9cologiques compl\u00e9mentaires (foresti\u00e8re, transition, soudanaise), le leadership mondial sur cacao et anacarde, une position g\u00e9ographique strat\u00e9gique pour l'exportation (ports d'Abidjan et de San Pedro), une \u00e9conomie diversifi\u00e9e en forte croissance et une volont\u00e9 politique claire de d\u00e9velopper les fili\u00e8res agricoles.\"}},{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Quels sont les probl\u00e8mes de l'agriculture en C\u00f4te d'Ivoire ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Cinq probl\u00e8mes majeurs : la pauvret\u00e9 rurale (54,4 % contre 37,5 % au niveau national), la d\u00e9forestation li\u00e9e notamment \u00e0 la culture du cacao, le vieillissement des vergers et la pression parasitaire (swollen shoot, pourriture brune), la vuln\u00e9rabilit\u00e9 climatique croissante, et la d\u00e9pendance aux importations alimentaires (riz, bl\u00e9, produits laitiers).\"}},{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Quelles sont les cultures d'exportation en C\u00f4te d'Ivoire ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Les principales cultures d'exportation sont le cacao (1er producteur mondial, environ 2 Mt\/an), la noix de cajou (1er producteur mondial, environ 1 Mt\/an), le caoutchouc naturel (3e producteur mondial), l'huile de palme, la banane, le caf\u00e9 et l'ananas. 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