Publié : 12 septembre 2026
Vérifié et relu par Royking Niba, Relecteur éditorial, JOGOO Agriculture

La culture du maïs se conduit en sept étapes : préparation du sol, semis, fertilisation de fond, sarclage, apport d’azote en couverture, protection sanitaire et récolte. Le cycle dure 90 à 120 jours selon la variété. L’écart de rendement entre une conduite traditionnelle, de 1 à 2 tonnes par hectare, et une conduite améliorée, de 5 à 8 tonnes, tient presque entièrement au respect du calendrier de ces étapes.

Étape 1. Préparation du sol

Le maïs valorise un sol profond, meuble et bien drainé, de pH 5,5 à 7. Labourer sur 20 à 25 cm puis pulvériser pour obtenir un lit de semences fin. Un sol mal préparé donne une levée hétérogène, et une levée hétérogène ne se rattrape jamais : les plants en retard resteront dominés jusqu’à la récolte.

Sur sol à tendance acide, un amendement calcique améliore durablement la disponibilité du phosphore. Cette correction se raisonne sur analyse.

Étape 2. Semis

Semer dès l’installation des pluies, sur sol suffisamment humide. Le semis se fait en poquets de 2 graines, à 3 à 5 cm de profondeur, avec un écartement de 0,8 m entre lignes et 0,4 m sur la ligne. Cette disposition donne environ 62 500 plants par hectare après démariage.

Utiliser des semences certifiées de variété adaptée à la zone. Le recours à des grains de la récolte précédente, notamment issus d’hybrides, entraîne une chute de rendement dès la première génération. C’est l’économie la plus coûteuse du calendrier.

Jeunes plants de maïs levés sur une parcelle suivie par JOGOO Agriculture

Étape 3. Fertilisation de fond

Un engrais complet est apporté au semis ou juste après la levée, à proximité du poquet sans contact direct avec la graine. Cette fumure de fond couvre les besoins en phosphore, déterminants pour l’installation racinaire, et en potassium.

Les doses se raisonnent selon le potentiel de la parcelle et l’analyse de sol, dont nous détaillons le prélèvement et la lecture, puis elles sont précisées dans notre guide des engrais NPK. Nos équipes accompagnent ce calcul dans le cadre de nos prestations de fertilisation et nutrition végétale, et nos agrofournitures et intrants couvrent les formules courantes.

Étape 4. Sarclage et démariage

Le premier sarclage intervient 15 à 20 jours après la levée, le second vers 40 jours. La période critique de concurrence des adventices se situe dans les 6 premières semaines : un désherbage tardif coûte plus de rendement que n’importe quelle autre négligence de l’itinéraire.

Le démariage se pratique au premier sarclage, en conservant un plant vigoureux par poquet si l’objectif est un peuplement de 62 500 plants par hectare.

Étape 5. Azote en couverture

L’apport d’azote en couverture, généralement sous forme d’urée, se fait vers 40 à 45 jours après semis, au stade où le maïs entre en croissance rapide juste avant la montaison. Cet apport est le principal levier de rendement de tout l’itinéraire.

Positionner l’engrais en bande à 10 à 15 cm du pied, sur sol humide, puis enfouir légèrement. Un complément foliaire peut être envisagé, voir notre protocole engrais foliaire sur maïs. Un apport en surface sur sol sec entraîne des pertes importantes par volatilisation. Associer ce travail à un buttage améliore l’ancrage des plants et limite la verse.

Jeune plant de maïs au-dessus d'une ligne de goutte à goutte

Étape 6. Protection sanitaire

La chenille légionnaire d’automne est aujourd’hui le ravageur majeur du maïs en Afrique subsaharienne. Elle attaque le cornet foliaire dès les premiers stades et peut détruire une parcelle jeune en quelques jours.

La surveillance doit être hebdomadaire à partir de la levée, avec inspection du cornet. Une intervention précoce, ciblée sur les foyers, est nettement plus efficace et moins coûteuse qu’un traitement généralisé tardif. Les strigas, plantes parasites, et les maladies foliaires complètent les risques selon les zones. Voir nos solutions de protection des cultures.

Étape 7. Récolte

La maturité physiologique est atteinte lorsque les spathes jaunissent et sèchent et qu’un point noir apparaît à la base du grain. Le grain contient alors encore 25 à 30 % d’humidité.

Laisser sécher sur pied ou en séchoir jusqu’à 12 à 14 % d’humidité avant égrenage et stockage. Un stockage au-delà de 14 % expose aux moisissures et au développement de mycotoxines, risque sanitaire réel et cause fréquente de refus à la livraison sur les marchés organisés.

Calendrier de synthèse

Étape Période
Préparation du sol Avant les pluies
Semis Installation des pluies
Fumure de fond Au semis ou à la levée
1er sarclage et démariage 15 à 20 jours
Azote en couverture et buttage 40 à 45 jours
2e sarclage 40 jours
Surveillance sanitaire Hebdomadaire dès la levée
Récolte 90 à 120 jours

Questions fréquentes

Quelles sont les étapes de la culture du maïs ?

Préparation du sol, semis, fertilisation de fond, sarclage et démariage, apport d’azote en couverture, protection sanitaire, puis récolte et séchage.

Combien de temps dure la culture du maïs ?

De 90 à 120 jours entre le semis et la récolte, selon la précocité de la variété et les conditions climatiques.

Quel rendement pour un hectare de maïs ?

De 1 à 2 tonnes par hectare en conduite traditionnelle, et de 5 à 8 tonnes avec des semences certifiées, une fertilisation raisonnée et une protection contre la chenille légionnaire.

Quand apporter l’urée sur le maïs ?

Vers 40 à 45 jours après le semis, sur sol humide, en bande à 10 à 15 cm du pied et légèrement enfouie afin de limiter les pertes par volatilisation.

Vous conduisez une production de maïs à l’échelle commerciale ? Nous accompagnons le choix variétal, la fertilisation et la mécanisation. Découvrez notre conseil agricole.

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