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Cette fiche technique concombre rassemble l’itinéraire complet de la culture du concombre (Cucumis sativus) en Afrique de l’Ouest et du Centre, en plein champ comme sous serre. Les repères essentiels : une première récolte environ 6 semaines après le semis, une densité de 25 000 à 36 000 plants par hectare en plein champ, une cueillette tous les 2 à 5 jours, et un rendement commercialisable qui peut passer d’environ 40 à plus de 60 tonnes par hectare quand la culture est palissée. Chaque chiffre provient d’une source citée en fin de fiche (FAO, universités, services de vulgarisation, essais menés en Afrique).
Culture courte, exigeante en eau et en main-d’œuvre, le concombre rapporte vite. Sa réussite tient à quatre points : eau régulière, palissage solide, pollinisation assurée et protection contre le mildiou, l’oïdium et les ravageurs.
Fiche technique concombre en résumé
| Paramètre | Valeur de référence |
|---|---|
| Température de croissance | 18 à 35 °C ; croissance ralentie en dessous de 10 °C et au-dessus de 35 °C |
| pH du sol | 5,5 à 6,8 |
| Écartement en plein champ | 0,8 m entre lignes et 0,5 m sur la ligne, ou lignes jumelées |
| Densité en plein champ | 25 000 à 36 000 plants/ha selon le palissage |
| Densité sous serre | 1 plant pour 0,45 à 0,65 m², soit 1,5 à 2,2 plants/m² |
| Première récolte | Environ 6 semaines après le semis ; 45 à 70 jours selon la variété et la saison |
| Azote | Environ 84 à 168 kg N/ha selon les références |
| Pollinisation | Abeilles indispensables pour les variétés monoïques et gynoïques : 1 ruche par acre, soit environ 2,5 ruches/ha |
| Rendement commercialisable | Environ 40 t/ha au sol, 62 à 64 t/ha palissé (essais tropicaux et Floride) |
| Conservation | 13 °C, 95 % d’humidité, 10 à 14 jours |
Climat, sol et période de culture du concombre
Températures
Selon Penn State Extension, la croissance est optimale entre 65 et 95 °F, soit environ 18 à 35 °C, et ralentit au-delà de 35 °C ou sous 10 °C. Le semis demande un sol à plus de 15 °C environ : en basse altitude, on peut donc semer toute l’année si l’eau est disponible, la saison sèche irriguée restant la plus sûre en plein champ. Sous serre, l’Université de Floride (UF/IFAS) vise 27 à 29 °C, jamais moins de 18 °C, et met en garde contre les périodes prolongées au-dessus de 35 °C : sous abri tropical, la ventilation prime.
Sol et salinité
Le concombre veut un sol meuble, bien drainé et riche en matière organique : la fiche béninoise déconseille les sols lourds et engorgés et recommande un labour sur 30 cm. Les plages de pH publiées se recoupent : 5,5 à 6,8 (Université d’Abomey-Calavi), 5,8 à 6,6 (Penn State), optimum de 6,0 à 6,2 (Mississippi State). Sous pH 5,5, Mississippi State conseille 2 à 3 tonnes de chaux par acre (environ 4,5 à 6,7 t/ha) trois mois avant plantation.
Le concombre est modérément sensible au sel. Selon le bulletin FAO n° 29, le rendement reste intact jusqu’à une conductivité de l’extrait de sol de 2,5 dS/m (1,7 dS/m pour l’eau d’irrigation), puis baisse de 10 % à 3,3 dS/m, de 25 % à 4,4 dS/m et de 50 % à 6,3 dS/m. Faites analyser l’eau de forage avant d’investir.
Choisir le type de concombre : monoïque, gynoïque ou parthénocarpique
Le type de floraison décide de la pollinisation :
- Monoïque : fleurs mâles et femelles séparées sur la même plante, le type naturel (Penn State). Abeilles indispensables.
- Gynoïque : uniquement ou surtout des fleurs femelles, cas de la plupart des hybrides modernes (Penn State). Pollinisateurs toujours nécessaires.
- Parthénocarpique : fruits sans pollinisation et sans graines (Penn State). Ce sont les concombres européens de serre (30 à 35 cm, environ 450 g), les mini-concombres et les types Beit Alpha (UF/IFAS).
Variétés citées dans les travaux ouest et centre-africains :
| Variété | Repère publié | Source |
|---|---|---|
| Poinsett | Parmi les plus cultivées au Bénin et en Côte d’Ivoire | Université d’Abomey-Calavi, 2018 ; Kouakou et al., 2019 |
| Tokyo F1 | Parmi les deux plus cultivées en Côte d’Ivoire ; floraison vers 30 jours après semis à Ziguinchor | Kouakou et al., 2019 ; Université Assane Seck de Ziguinchor |
| Tropicale F1, Kenzo F1, Sahira F1 | Parmi les plus produites au Bénin | Université d’Abomey-Calavi, 2018 |
| Nagano F1 | Hybride de l’essai de Ngaoundéré (Cameroun) ; fruits d’environ 280 g | Mohamadou et al., 2025 |
| White Wonder | Fruits de 468 g en moyenne à Ziguinchor (Sénégal) | Université Assane Seck de Ziguinchor |
Achetez des semences certifiées auprès d’un distributeur agréé.
Semis et densité de semis du concombre
En plein champ
Le concombre se sème en place, à 2,5 à 4 cm de profondeur selon la saison (Mississippi State), avec 2 graines par poquet après un bon arrosage (fiche béninoise). Pour le repiquage, Penn State élève les plants 18 à 24 jours en pépinière. Les écartements publiés dépendent surtout du palissage :
| Conduite | Écartement | Densité | Source |
|---|---|---|---|
| Lignes simples | 0,8 m entre lignes, 0,5 m sur la ligne | 25 000 plants/ha | Université d’Abomey-Calavi |
| Lignes jumelées | 1 m entre paires, 0,5 m entre les deux lignes, 0,5 m sur la ligne | 26 666 plants/ha | Université d’Abomey-Calavi |
| Double ligne palissée en tipi | 61 cm entre les deux lignes, 46 cm sur la ligne | 35 880 plants/ha | Université d’Hawaï (Samoa américaines) |
Attention à la surdensité : dans un essai de l’Université Ambrose Alli (Ekpoma, Nigeria) comparant 14 815 à 29 530 plants/ha, les fortes densités ont réduit croissance et rendement.
Concombre sous serre
UF/IFAS compte 0,45 à 0,65 m² par plant, soit 1,5 à 2,2 plants par m². En cordon vertical double, les paires de lignes sont espacées de 1,5 à 1,8 m (60 cm entre les deux lignes, 45 à 60 cm entre plants) ; en ligne simple, 1,2 à 1,5 m entre lignes et 30 à 45 cm entre plants. Les graines germent en 2 à 3 jours vers 29 °C et le repiquage se fait au stade 3 à 4 vraies feuilles. En hors sol, la solution nutritive est maintenue à pH 5,5 à 6,0 : voir notre guide sur le substrat pour culture hors sol sous serre.
Palissage et taille du concombre
Le palissage est l’investissement le plus payant de la culture. Aux Samoa américaines, en climat tropical humide, l’essai publié par l’Université d’Hawaï a donné 63,5 t/ha de fruits commercialisables en palissage en tipi contre 39,7 t/ha au sol. Le même rapport cite la Floride (61,8 contre 40,5 t/ha). Sous 837 mm de pluie en trois mois, la pourriture du ventre des fruits (Rhizoctonia solani) n’a touché que les parcelles au sol. À Ekpoma, les plants tuteurés ont donné des fruits plus gros et d’un vert plus uniforme.
La fiche béninoise utilise des piquets en bois ou en fer reliés par des cordes. Comptez environ 125 heures de travail supplémentaires par hectare (Université du Kentucky). Sous serre, UF/IFAS décrit la taille « en parapluie » : la tige monte le long d’une ficelle jusqu’au fil porteur, on supprime les fruits sur les 60 à 75 premiers centimètres, puis on pince l’apex quand 1 ou 2 feuilles ont dépassé le fil.
Irrigation du concombre
Le concombre demande une humidité du sol constante tout au long du cycle (Penn State). Les coefficients culturaux de la FAO (bulletin n° 56) permettent de caler les apports sur l’évapotranspiration de référence (ETo) :
| Stade | Durée en zone aride, semis de juin ou août | Durée en zone aride, semis de novembre ou février | Kc |
|---|---|---|---|
| Initial | 20 jours | 25 jours | 0,6 |
| Développement | 30 jours | 35 jours | de 0,6 à 1,00 |
| Mi-saison (production) | 40 jours | 50 jours | 1,00 (1,15 si palissé à 1,5–2 m) |
| Fin de cycle | 15 jours | 20 jours | 0,75 |
| Total | 105 jours | 130 jours |
Une culture palissée haute consomme donc plus d’eau qu’une culture rampante. À Niamey (Niger), Hama et al. (2018) ont mesuré l’équivalent d’environ 224 mm apportés en goutte à goutte, contre environ 700 mm en aspersion et 760 mm en irrigation traditionnelle, soit trois fois moins d’eau. Les auteurs y relèvent toutefois un rendement plus faible, attribué aux vers de terre et à la chaleur sur les jeunes plants : soignez l’installation.
Penn State recommande le goutte à goutte sur planches avec paillage plastique, qui permet la fertirrigation. La fiche béninoise insiste sur l’arrosage régulier à la floraison et à la nouaison, et déconseille l’aspersion à partir de la floraison, car elle fait chuter les fleurs. Les essais de Floride recensés par UF/IFAS pilotaient le goutte à goutte au tensiomètre, autour de 10 à 12 centibars. Pour éviter le colmatage, voir notre article sur le filtre d’irrigation goutte à goutte.
Quel engrais pour le concombre ?
Penn State recommande environ 84 kg N/ha, pour moitié avant plantation et pour moitié par le goutte à goutte. UF/IFAS vise environ 168 kg de N, 134 kg de P2O5 et 134 kg de K2O par hectare, le phosphore et le potassium n’étant apportés que si l’analyse de sol les montre très bas ; deux essais de Floride ont vu le rendement baisser au-delà d’environ 224 kg N/ha. Deux programmes tropicaux traduisent ces besoins en doses pratiques :
| Moment | Université d’Abomey-Calavi (Bénin) | Université d’Hawaï (Samoa américaines) |
|---|---|---|
| Préparation du sol | 20 t/ha de fumier de volaille ou de compost bien décomposé (750 à 800 g par poquet) | 15,8 t/ha de fumier de volaille vieilli ; 10 g de 10-20-20 par trou de plantation |
| 2 semaines après semis | 100 kg/ha de NPK 15-15-15 (environ 4 g par poquet) | 10 g de 10-20-20 par plant à 14 jours après repiquage |
| 4 semaines | 400 g de matière organique décomposée par poquet | 10 g de 10-20-20 par plant à 28 jours |
| 6 semaines et plus | 4 g par poquet d’un mélange de 25 % d’urée et 75 % de sulfate de potassium | 10 g de 10-20-20 par plant à 42 et 56 jours |
Calez les doses sur une analyse de sol ; sur goutte à goutte, voir notre guide sur la fertirrigation au goutte à goutte.
Pollinisation
Mississippi State et l’Université du Kentucky recommandent une ruche forte par acre, soit environ 2,5 ruches par hectare, pour les variétés de plein champ. À la ferme du MINADER de Ngaoundéré (Cameroun), sur deux saisons, la contribution des visites d’Apis mellifera a été estimée à 86,81 % pour le taux de fructification et à 97,26 % pour le taux de graines normales (Mohamadou et al., 2025).
Aucun insecticide sur les fleurs ni sur les adventices fleuries pendant le butinage (Penn State). Sous serre, avec des variétés parthénocarpiques, UF/IFAS recommande au contraire de tenir les abeilles dehors : la pollinisation donne des fruits avec graines, amers et déformés. Voir notre guide des serres agricoles en Afrique tropicale.
Ravageurs
L’étude conduite en milieu paysan à Bonoua, en Côte d’Ivoire (Ouali N’Goran et al., 2019), dresse la liste des principaux ravageurs en zone humide :
- Chrysomèles défoliatrices (Ootheca mutabilis, Aulacophora foveicollis) : dominantes avant la floraison ; 78,63 % des plants attaqués dans la parcelle non traitée.
- Pyrales (Diaphania hyalinata, D. nitidalis) : chenilles foreuses, dominantes en floraison et fructification.
- Mouches des fruits (Bactrocera cucurbitae, B. dorsalis) : ramasser et enfouir hors du champ les fruits piqués (fiche béninoise).
- Pucerons (Aphis gossypii) et aleurodes (Bemisia tabaci) : vecteurs de virus ; aux Samoa, fort enroulement des feuilles dès la 3e semaine.
- Mineuses, acariens et nématodes à galles : contre ces derniers, la fiche béninoise recommande solarisation, rotation, fumure organique et tourteau de neem.
À Bonoua, les producteurs traitaient souvent 2 à 3 fois par semaine sans respecter la dose. Préférez la lutte intégrée : traitement sur seuil, produits homologués dans votre pays, alternance des familles (pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes, neem), respect des délais avant récolte et équipement de protection.
Maladies du concombre : mildiou, oïdium et autres
| Maladie | Signes | Conditions favorables | Prévention |
|---|---|---|---|
| Mildiou (Pseudoperonospora cubensis) | Taches jaunes anguleuses sur les vieilles feuilles, feutrage gris violacé au revers, puis dessèchement | Infection optimale entre 16 et 22 °C ; il suffit de 2 heures de feuillage mouillé à 20 °C | Feuillage sec, aération, humidité relative sous 70–75 % en serre, fongicides préventifs |
| Oïdium (Podosphaera xanthii, Golovinomyces) | Feutrage blanc poudreux sur les feuilles | Infection entre 10 et 32 °C, optimum 20 à 27 °C ; plantations denses, faible lumière | Variétés résistantes, rotation de 2 ans, soufre préventif (pas au-dessus de 29 °C) |
| Tache angulaire (bactérie) | Taches anguleuses sur feuilles ; jusqu’à 37 % de fruits en moins | Semences contaminées | Semences saines ou traitées à l’eau chaude |
| Fusariose et fonte des semis | Flétrissement, pourriture du collet | Champignons du sol, sols engorgés | Rotation hors cucurbitacées, drainage, greffage |
| Viroses (CMV, WMV, ZYMV) | Mosaïques, feuilles déformées, fruits marbrés | Transmission par pucerons et aleurodes | Variétés tolérantes, lutte contre les vecteurs, désherbage |
Sources : OMAFRA (mildiou), Pacific Northwest Plant Disease Management Handbook (oïdium), Arogundade et al., 2021 (Afrique), Penn State (viroses). Arogundade et al. chiffrent les pertes dues à la fusariose à 10 à 30 % et citent le traitement des semences à l’eau chaude (52 °C pendant 30 minutes). Si le feuillage reste mouillé sous votre tunnel, lisez notre article sur la condensation sous serre tunnel.
Récolte : combien de temps dure la culture du concombre ?
La fiche béninoise situe la première récolte environ 6 semaines après le semis, puis une cueillette tous les 5 jours ; Mississippi State donne 45 à 70 jours jusqu’à maturité. Aux Samoa, la récolte a commencé 27 jours après le repiquage et duré environ 7 semaines. Une culture de plein champ dure donc 3 à 4 mois : la FAO retient 105 à 130 jours en zone aride. Sous serre, UF/IFAS compte environ 12 semaines de récolte.
Le fruit grossit surtout entre le 6e et le 14e jour après la floraison (UF/IFAS) : récoltez tous les deux jours en plein champ (Penn State), 3 à 4 fois par semaine sous serre. Calibre du concombre de table : 15 à 20 cm de long et 3 à 5 cm de diamètre (Penn State) ; 30 à 35 cm pour le concombre européen de serre (UF/IFAS). Ne laissez pas les fruits devenir trop gros (fiche béninoise) et coupez-les au couteau plutôt que de tirer sur la tige.
Conservation après récolte
Penn State recommande environ 13 °C et 95 % d’humidité relative : la qualité se maintient 10 à 14 jours. Sous 10 °C, les fruits subissent des dégâts de froid (Mississippi State, UF/IFAS). Le concombre est très sensible à l’éthylène : UF/IFAS signale un jaunissement après 1 jour à 1 ppm à 15 °C. Ne le stockez pas avec des fruits en cours de mûrissement.
Rendement du concombre à l’hectare
- 39,7 t/ha commercialisables au sol et 63,5 t/ha en palissage, en climat tropical humide (Université d’Hawaï, Samoa américaines).
- 9 à 11 kg par plant sur 12 semaines de récolte sous serre, avec des pointes de 0,45 à 1,4 kg par plant et par semaine (UF/IFAS).
- 0,71 à 2,27 t/ha dans les parcelles paysannes de Bonoua (Côte d’Ivoire), la plus faible valeur étant celle de la parcelle non traitée.
Tous les repères de cette fiche technique concombre convergent : le rendement dépend d’abord de la conduite (eau, palissage, pollinisation, protection).
Rentabilité du concombre : les postes à chiffrer
Nous ne publions pas de prix : aucune série datée et vérifiable n’a été trouvée pour la sous-région. Pour juger de la rentabilité du concombre, chiffrez au minimum :
- Les semences, poste lourd en serre : UF/IFAS chiffre la graine de concombre européen à 50 à 70 cents de dollar.
- Le palissage : matériel et environ 125 heures de travail par hectare (Université du Kentucky).
- La récolte, premier poste de main-d’œuvre : Kentucky compte environ 150 heures pour 300 cartons récoltés et emballés, contre une vingtaine d’heures par acre pour la conduite.
- L’eau, l’énergie, les engrais et la protection, dimensionnés sur un Kc de 1,00 à 1,15.
Atout majeur : des ventes dès la 6e semaine. Mais le budget du Kentucky devient déficitaire dans ses scénarios de prix bas : échelonnez les semis pour vendre hors des périodes d’abondance.
Questions fréquentes
Combien de temps dure la culture du concombre ?
De 3 à 4 mois en plein champ. La première récolte arrive vers 6 semaines après le semis, puis la cueillette a duré environ 7 semaines dans l’essai de l’Université d’Hawaï. La FAO retient 105 à 130 jours de cycle total en zone aride.
Quelle densité de semis pour le concombre ?
De 25 000 à 27 000 plants par hectare en plein champ, par exemple 0,8 m entre lignes et 0,5 m sur la ligne (Université d’Abomey-Calavi). En palissage en double ligne, la densité peut atteindre environ 36 000 plants/ha.
Quel engrais pour le concombre ?
Une fumure organique de fond (environ 20 t/ha), puis des apports fractionnés : 100 kg/ha de NPK 15-15-15 deux semaines après semis et un mélange urée et sulfate de potassium à partir de la 6e semaine, selon la fiche de l’Université d’Abomey-Calavi.
Quel est le rendement du concombre à l’hectare ?
Autour de 40 t/ha de fruits commercialisables au sol et 62 à 64 t/ha en culture palissée bien conduite, selon les essais de l’Université d’Hawaï et de Floride. Sans protection, les rendements paysans peuvent tomber sous 1 t/ha.
Faut-il des abeilles pour le concombre sous serre ?
Non, si vous cultivez des variétés parthénocarpiques : il faut même tenir les abeilles dehors pour éviter des fruits avec graines, amers et déformés. En plein champ, les variétés classiques ont besoin d’environ 2,5 ruches par hectare.
Existe-t-il une fiche technique concombre en PDF ?
Vous pouvez imprimer cette page ou l’enregistrer en PDF depuis votre navigateur. La fiche technique synthétique de l’Université d’Abomey-Calavi (2018), citée dans nos sources, est aussi téléchargeable en PDF.
Comment éviter le mildiou et l’oïdium du concombre ?
Gardez le feuillage sec avec le goutte à goutte, aérez, choisissez des variétés résistantes, pratiquez la rotation et traitez préventivement avec des produits homologués, en alternant les familles.
Vous voulez appliquer cette fiche technique concombre en plein champ ou sous serre ? Nos ingénieurs dimensionnent l’irrigation, la fertirrigation et l’abri. Demandez un devis.
Sources
- Allen R. G. et al. (1998). Crop evapotranspiration (Bulletin FAO d’irrigation et de drainage n° 56), chapitre 6, tableaux 11 et 12. FAO. Consulter le chapitre
- Ayers R. S. et Westcot D. W. (1985). Water quality for agriculture (Bulletin FAO d’irrigation et de drainage n° 29 rév. 1). FAO. Consulter le chapitre
- Lègba E. C. et al. (2018). Fiche technique synthétique pour la production du concombre. Laboratoire GBioS, Université d’Abomey-Calavi, Bénin. Consulter le document
- Hochmuth R. C. (2018). Greenhouse Cucumber Production (HS790/CV268). UF/IFAS Extension. Consulter la publication
- UF/IFAS Extension. Fertilizer Recommendations for Cucumber in Florida: A Review (CV226). Consulter la publication
- Penn State Extension. Cucumber Production. Consulter la fiche
- Nagel D. Commercial Production of Cucumbers in Mississippi (IS1512). Mississippi State University Extension (copie archivée). Consulter la fiche
- Kaiser C. et Ernst M. (2017). Cucumber (CCD-CP-93). Center for Crop Diversification, Université du Kentucky. Consulter la fiche
- Hirata L. S. Comparative Cost of Teepee-Trellised vs. Non-Trellised Cucumber Production in American Samoa (Technical Report n° 33). American Samoa Community College, réseau ADAP, Université d’Hawaï. Consulter le rapport
- Eifediyi E. K., Remison S. U. et Okaka V. B. (2009). Influence of Staking and Plant Population Densities on the Yield of Cucumber. Journal of Sustainable Tropical Agricultural Research, 30. Consulter la notice
- Hama O., Adamou M. M. et Barage M. (2018). Évaluation de systèmes d’irrigation du gombo et du concombre sur le site maraîcher de Bougoum (Niamey). Agronomie Africaine, 30(1). Consulter l’article
- Ouali N’Goran M. S.-W. et al. (2019). Effets des pratiques phytosanitaires sur l’entomofaune et le rendement du concombre en milieu paysan à Bonoua (Côte d’Ivoire). Agronomie Africaine, 31(1). Consulter l’article
- Kouakou K. J. et al. (2019). Effets de deux types de déjections animales sur la croissance de deux variétés de concombre. Journal of Applied Biosciences, 136. Consulter l’article
- Mohamadou M. et al. (2025). Optimisation du rendement en champ du concombre par une visite florale d’Apis mellifera à Ngaoundéré (Cameroun). Journal of Animal & Plant Sciences, 64(3). Consulter l’article
- Université Assane Seck de Ziguinchor. Caractérisation agro-morphologique de quatre variétés de concombre domestiqué et sauvage à Ziguinchor. Consulter la notice
- OMAFRA, Ontario. Downy mildew of greenhouse cucumber. Consulter la fiche
- Pacific Northwest Plant Disease Management Handbook. Cucumber – Powdery Mildew. Consulter la fiche
- Arogundade O. et al. (2021). Current and Emerging Pests and Diseases of Cucumber in Africa. IntechOpen. Consulter le chapitre
Pour aller plus loin
- Installer une culture hors sol sous serre tunnel : sacs, goutteurs et drainage : la mise en place pas à pas, utile pour le concombre parthénocarpique de serre.
- Fertirrigation au goutte à goutte : injecter l’engrais dans le réseau : pour fractionner les apports d’azote et de potassium sur toute la période de récolte.
- Fiche technique de la culture du melon : une cucurbitacée voisine, avec les mêmes maladies du feuillage et la même dépendance aux abeilles.
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